Les tampons TAMPAX : mortellement toxiques !

LES TAMPONS TAMPAX, DES CARTOUCHES MORTELLEMENT TOXIQUES.

A l’origine, les tampons étaient composés à 100% de coton. Lorsque les femmes se sont plaintes de fuites, les fabricants ont augmenté leur pouvoir absorbant en mélangeant le coton à des fibres synthétiques hautement absorbantes comme du polyester, du polyacrylate, de la viscose et de la cellulose de carboxymehtyl. Au début des années 80, des rumeurs ont couru concernant les tampons lorsque 38 femmes sont mortes de syndromes de chocs toxiques (TTS), d’une infection bactériologique liée à l’usage de tampons super absorbants. Suite à ces événements, bien qu’ils déniaient tout lien avec ces morts, les fabricants de tampons changèrent la composition de leurs produits. Au cours des tests privés, il fut établi que ces matériaux synthétiques attiraient les bactéries qui conduisaient à des TTS. Le moins nocif de ces fléaux était un mélange de viscose, et c’est précisément ce qui reste dans les tampons classiques d’aujourd’hui.

La plupart des tampons sont traités avec des produits chimiques qui n’ont pas leur place dans un produit à usage si intime pour les femmes.

Tampax fabrique ses tampons à partir d’un mélange de viscose et de coton cultivé de manière conventionnelle. Environ 38,1 tonnes de pesticides sont pulvérisés sur 14,4 millions d’hectares de coton conventionnel cultivés chaque année aux États-Unis … Ces produits chimiques comptent parmi les plus toxiques utilisés en agriculture et l’Agence pour la Protection de l’Environnement a déclaré sept de ces produits chimiques parmi les 15 principaux utilisés pour la production de ce coton comme cancérigènes probables pour l’être humain. Le coton toxique est un problème, mais certainement pas le seul.

e viscose utilisé dans les Tampax est fabriqué à partir de pulpe de bois et des centaines de produits chimiques sont utilisés pendant le processus de conversion du bois. C’est dans le chlore utilisé pour blanchir la pulpe de bois que réside le plus grand danger. Le procédé crée des hydrocarbones chlorés, un groupe de produits chimiques dangereux, dont l’un des produits dérivés les plus problématique est la dioxines, l’une des substances les plus toxiques connues.

En réponse aux réclamations des consommateurs et du gouvernement américains dans le cadre de leur loi sur la santé des femmes et la dioxine, suivie par la loi sur la recherche et la sécurité des tampons (protection des femmes contre la dioxine et le syndrome de choc toxique) l’industrie du tampon a récemment changé sa méthode de blanchiment par une méthode sans chlore.
Cette méthode remplace le chlore gazeux par du dioxyde de chlore, un produit chimique consistant en deux atomes d’oxygène liés à un atome de chlore.

Le dioxyde de chlore est reconnu pour ses propriétés désinfectantes, …et est utilisé pour contrôler les micro-organismes nocifs, y compris les bactéries, les virus ou les champignons sur des objets inanimés et les surfaces. En 1967, l’EPA (Agence pour la Protection Environementale)  a enregistré pour la première fois la forme liquide de dioxyde de chlore utilisée comme désinfectant. En 1988, l’EPA a inscrit gaz de dioxyde de chlore comme agent de stérilisation. Le dioxyde de chlore tue les micro-organismes en perturbant le transport des nutriments à travers la paroi cellulaire. Le dioxyde de chlore est beaucoup moins réactif avec les substances organiques que l’agent de blanchiment utilisé précédemment. En l’absence de chlore pur impliqué, l’agent de blanchiment CEF devait théoriquement aboutir à un produit exempt de dioxine.

Ce n’est cependant pas le cas. Des études ont démontré que la fabrication de dioxyde de chlore ne génère pas un produit aussi pur que ne le prétendent les fabricants de tampons. La plupart sont contaminés par une certaine quantité de chlore gazeux. En outre, lors de la production commerciale de ces produits, des réactions chimiques qui ont lieu pendant le processus de blanchiment libère des atomes de chlore gazeux à partir de certaines des molécules de dioxyde de chlore. Cela augmente la charge de chlore gazeux dans le processus de blanchiment, libérant ainsi la dioxine. Fondamentalement, la nouvelle méthode de blanchiment diminue la quantité de dioxines créé, mais ne les élimine pas complètement.

Selon l’Agence pour la Protection de l’Environnement, il n’existe aucune protection réelle à l’exposition à la dioxine. La FDA a reconnu que le dioxyde de chlore, bien que sans chlore gazeux, peut toujours générer des dioxines à des niveaux extrêmement bas. Une formulation très habile sur le site de la FDA indique que «certains procédés de blanchiment sans chlore gazeux peuvent théoriquement générer des dioxines à des niveaux extrêmement bas et que des « traces » de dioxines peuvent être détectées dans la pulpe servant à la fabrication des tampons.

Étant donné que la dioxine est cumulative et lente à se désintégrer, le vrai danger vient du contact répété. Je pense qu’il est prudent de considérer comme contacts répétés une exposition de 5 jours par mois, 12 mois par an, pendant près de 40 ans!

QU’EST-CE QUE LA DIOXINE?

La dioxine est un terme utilisé pour décrire un groupe de centaines de produits chimiques très persistants et très toxiques qui s’accumulent dans l’environnement et dans nos corps. Cette toxine est un sous-produit très dangereux de nombreux procédés industriels différents impliquant le chlore, y compris l’incinération des déchets, la fabrication de pesticides chimiques et le blanchiment du papier et des pâtes à papier (ce qui comprend les matières premières utilisées dans les tampons classiques).

La dioxine est un composé organochloré et est produite par une combinaison de chlore et de composés organiques. En tant que composant toxique primaire de l’agent orange, elle est considérée comme « la substance la plus mortelle connue pour l’humanité » où « littéralement, une cuillère à soupe [de dioxine] tuerait tout le monde sur la planète »

La dioxine est un polluant organique persistant (POP) qui s’accumule dans le corps. Notre exposition s’étend bien au-delà du contact mensuel du tampon. On trouve cette substance chimique dans les aliments que nous consommons. Les niveaux d’accumulation augmentent à mesure que l’on remonte la chaîne alimentaire jusque dans nos propres corps.

En plus des niveaux de dioxine présents dans l’environnement et l’approvisionnement alimentaire, les tampons ne sont pas les seuls produits d’hygiène contribuant à l’apport corporel en dioxines.
Des processus de production similaires sont utilisés sur les langes, serviettes et papiers hygiéniques,  cotons-tiges, cotons démaquillants, mouchoirs en papier…  Nous utilisons ces produits autour de nos yeux, de nos oreilles, pour nettoyer nos bouches, nos nez et nos parties les plus délicates.

Et comme si le coton imbibé de dioxine et de pesticides ne suffisait pas, les tampons contiennent également de nombreux produits chimiques supplémentaires qui comprennent des amplificateurs d’absorption, des désodorisants et des parfums synthétiques. La présence de la dioxine est cependant la plus préoccupante car elle est celle qui affecte le plus le corps humain.

LES EFFETS DES TAMPONS TAMPAX SUR LA SANTE.

Le risque en ce qui concerne la dioxine ne dépend pas seulement de sa quantité, mais du simple fait de sa présence. Les «effets subtils sur la reproduction et la santé surviennent à des doses suffisamment faibles pour que les effets ne soient pas visibles de façon flagrante et qu’ils s’installent lentement de façon insidieuse à travers les populations. La dioxine s’accumule chez les humains, en particulier dans les tissus adipeux féminins et le lait maternel. Le principal moyen d’élimination est donc par le lait maternel ou le placenta. Ainsi elle commence à s’accumuler dans l’organisme du foetus et, plus tard, dans celui de l’enfant en bas-âge. Les enfants et les foetus sont donc les plus exposés aux risques alors que leur système nerveux et immunitaires sont en plein développement. Cette toxine persistante se propage non seulement à travers les différentes populations, mais aussi de manière générationnelle.

Des douzaines de maladies et affections sont liées à l’accumulation de dioxine dans l’organisme. On peut les regrouper en trois catégories: celles faisant intervenir les enzymes, les facteurs de croissance et les hormones.

Un récent rapport de l’Agence pour la Protection de l’Environnement  confirme que la dioxine est un « cancérogène pour l’homme » et ce produit chimique cancérogène connu est en contact direct avec nos organes internes et nos zones très sensibles. Des études Suèdoises ont établi un lien entre les tampons contenant de la dioxine et une augmentation des cancers de l’appareil génital féminin.

Grâce à l’activation du récepteur Ah, la dioxine entraîne un large éventail de réponses biologiques considérées comme importantes pour le processus de cancérogenèse, y compris les changements dans l’expression génique, la modification du métabolisme, altération de la croissance et de la différenciation cellulaire, ainsi que la perturbation des hormones stéroïdes et facteurs de croissance.

Ces changements sont à l’origine de réponses immunotoxiques, tératogènes et cancérogènes.

Les tampons sont placés contre les tissus adipeux humides pendant des périodes prolongées créant un environnement idéal pour l’absorption de produits chimiques. La dioxine agit comme un perturbateur endocrinien … Les variations de niveaux d’hormones et de récepteurs conduisent à une altération de l’homéostasie qui devrait être le réseau de mécanismes de contre-réaction de l’organisme à maintenir un équilibre de ces hormones. Une des maladies les plus directement liés à l’effet de perturbation endocrinienne de la dioxine libérée par les tampons est l’endométriose, une maladie où les cellules endométriales de la muqueuse de l’utérus se développent de manière inappropriée à l’extérieur de l’utérus. Ils poussent sur les ovaires, à l’extérieur de l’utérus ou des trompes de Fallope ou ailleurs dans la cavité abdominale. La dioxine agit sur une enzyme qui augmente les niveaux d’œstrogène ainsi que ses effets sur l’endomètre. La croissance incontrôlée de l’endométriose peut causer des problèmes intestinaux car il étrangle les mouvements naturels l’intestin. Elle a également été liée à des problèmes de reproduction et d’infertilité en rendant l’imprégnation pratiquement impossible.

En plus du cancer et de l’endométriose, les perturbations de la croissance, des enzymes et des hormones causées par l’exposition à la dioxine ont été associées à des anomalies congénitales, à l’incapacité à porter une grossesse à terme, à la diminution de la fertilité, à la réduction du nombre de spermatozoïdes, au diabète, aux troubles de l’apprentissage, à la suppression du système immunitaire, aux problèmes pulmonaires, aux  maladies de la peau et à la réduction du niveau de testostérone.

LES FIBRES SYNTHETIQUES ET LEURS RESIDUS.

La présence de la dioxine n’est pas le seul danger pour la santé causé par les tampons Tampax. Les tampons produits dans le commerce utilisent les fibres de viscose synthétiques qui ont été associées à la fois aux syndromes de chocs toxiques et aux maladies sexuellement transmissibles. Les chocs toxiques peuvent débuter par des symptômes grippaux tels que des nausées, des étourdissements, une forte fièvre, des vomissements et peuvent évoluer vers une insuffisance hépatique ou rénale, un choc complet du corps et enfin, la mort. Des études ont montré que les fibres synthétiques créent un environnement idéal pour la croissance des bactéries « Staphylococcus aureus » à l’origine du syndrome de choc toxique. Ces caractéristiques sont attribuées aux tampons au très haut pouvoir absorbant qui, par conséquent, laissent derrière eux, des quantités concentrées de protéines dont ces bactéries nuisibles ont besoin pour produire leur poison. En plus d’augmenter le risque de syndrome de choc toxique, les fibres synthétiques sont abrasives pour la paroi vaginale qui est très sensible. Les tampons Tampax sont insérés profondément dans le vagin avec un applicateur et s’étendent en longueur. Cela pousse le tampon contre la zone cervico-utérine, provoquant des micro-coupures et incrustant des fragments de tampon dans les tissus du col et la paroi vaginale (citrinibaum). En plus des coupures provoquées par le tampon lui-même, le retrait du tampon laisse aussi des fibres qui peuvent être à l’origine de futures ulcérations.

Ces ulcérations sont causées par la combinaison des substances chimiques du tampon et par la friction provoquée par son retrait. Les substances chimiques du tampon « rongent littéralement le tissus vaginal » (citrinibaum). Ces ulcérations augmentent les risques d’une femme de contracter une MST en créant une porte d’entrée vers le flux sanguin.  Pour aggraver les choses, le coton génétiquement modifié qui est utilisé aux USA pour les productions commerciales résiste aux effets des antibiotiques. Par conséquent, les femmes qui utilisent des tampons de coton OGM peuvent ne pas répondre aussi bien aux antibiotiques prescrits pour traiter les MST.

LES TAMPONS 100% BIO.

Les tampons 100% bio sont fabriqués à partir de coton certifié sans OGM. Ils ne contiennent ni colorants irritants, ni parfum, et ne comportent pas les risques liés aux fibres synthétiques. Choisir le coton bio et sans chlore réduit les quantités de toxines dangereuses dispersées dans l’environnement ainsi que la pollution par les pesticides et produits chlorés tout en les tenant à l’écart de notre corps.

Ces tampons s’utilisent exactement de la même manière que les tampons conventionnels avec divers degré d’absorption, avec ou sans applicateur. Il est recommandé d’utiliser le taux d’absorption le plus bas pour éviter les risques de syndromes de choc toxiques. Les tampons bio ne sont que légèrement plus chers que les tampons conventionnels.

(source : santé – nutrition)

Voir aussi l’article sur Lauren Wasser

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Lauren Wasser, en guerre contre les tampons depuis son amputation

lauren-wasserCette jeune top model a vu sa vie basculer lorsqu’elle a été victime d’un syndrome de choc toxique après avoir utiliser un tampon. L’infection s’est aggravée et elle a dû être amputée de la jambe droite. Aujourd’hui, Lauren Wasser se bat pour que les marques de protections hygiéniques indiquent plus clairement les risques liés à l’utilisation de leurs produits.

À 24 ans, Lauren Wasser avait tout pour elle. Fille de deux mannequins, elle a hérité d’un patrimoine génétique que beaucoup envieraient aujourd’hui. Grande, élancée, blonde aux yeux bleus et dotée d’une visage aux traits fins ainsi que d’une morphologie plutôt androgyne, elle aurait sans mal pu conquérir les podiums et les plus grandes marques après s’être naturellement tournée vers le mannequinat, ou bien devenir la nouvelle coqueluche des terrains de basket, son autre passion nourrie à un haut niveau. Mais un jour, comme elle le raconte au site Vice qui a dévoilé son histoire, elle a vu ses rêves et aspirations s’effondrer à cause d’un produit que des millions de femmes utilisent chaque mois à travers le monde : un simple tampon.

En effet, alors que l’utilisation de cette protection hygiénique en période de règles était devenue habituelle pour Américaine de la côté Ouest, un jour, elle a été victime d’un syndrome de choc toxique (SCT), une maladie infectieuse rare pouvant être mortelle et liée depuis les années 80 à l’usage des tampons super absorbants qui favorisent le développement d’une bactérie (Staphylococcus aureus ou staphylocoque doré) déjà présente chez certaines femmes. C’était le cas de Lauren Wasser et ce qu’elle pensait n’être qu’une simple grippe s’est avérée être bien plus grave. Inquiète, sa mère s’est rendue chez elle un matin et l’a découverte inconsciente dans sa salle de bains.
Emmenée d’urgence à l’hôpital, la jeune femme souffre d’une très forte fièvre et frôle la mort, ses organes s’arrêtant de fonctionner les uns après les autres. Les médecins découvrent que l’infection s’est étendue et transformée en gangrène. Ses deux jambes sont touchées et particulièrement la droite. « C’est la douleur la plus atroce que j’ai jamais ressenti, se souvient-elle. Je ne saurai même pas décrire. » Il est trop tard pour espérer améliorer les choses et seule l’amputation, sous le genoux, peut la sauver.

Sa bataille pour une meilleure prévention

Aujourd’hui, 3 ans après ce terrible épisode, Lauren Wasser porte une prothèse et continue de poser face à l’objectif, notamment celui de son amie Jennifer Rovero qui l’a aidée à surmonter cette épreuve à travers la photographie. Alors qu’elle était à l’hôpital, sa mère a porté plainte contre la marque de tampons qu’elle a utilisée, et elle poursuit désormais ce combat. Elle reproche au fabricant de ne pas avoir mentionné de manière assez claire les risques et les règles à suivre pour éviter ce syndrome. Sur la notice, il était simplement écrit « changer le tampon toutes les quatre à 8 heures, y compris la nuit« , nuit qui peut facilement durer plus de 8h parfois.

Comme elle l’explique à Vice, elle ne milite pas pour que cesse la commercialisation des tampons mais pour que sur les boîtes dans lesquelles ils sont vendus soit indiqué très visiblement les risques, comme sur les paquets de cigarettes. « Vous savez que la cigarette peut vous tuer alors si vous en consommez, c’est votre choix. Si j’avais su que je risquais un syndrome de choc toxique, jamais je n’aurais utilisé de tampons… Ce produit a détruit ma vie.« 

Cet automne, Lauren Wasser espère pouvoir se présenter au Congrès aux côtés de la député new-yorkaise Carolyn Maloney qui défend son projet de loi « Robin Danielson Act », en référence à cette femme, décédée après un SCT en 1998, prévoyant un programme de recherche autour des risques posés par la présence de dioxine, de fibres synthétiques, de fragrances chimiques et autres composants présents dans les protections hygiéniques.

(source : au féminin)