Dans son micro-jardin, Joseph produit 300 kilos de légumes

Le florissant jardin de Joseph Chauffrey est situé en pleine ville, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime).
Sur le terrain de 150 m², on trouve un potager de 25 m², un verger et une serre, dans lesquels Joseph fait pousser près de 300 kilos de fruits et de légumes par an, selon les principes de la permaculture.

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Jean-Paul Thorez, ingénieur agronome et auteur de nombreux ouvrages sur le jardinage biologique, a visité plusieurs fois le jardin de Joseph Chauffrey. Il confirme:

« Ce jardin est probablement l’un des jardins les plus productifs du monde au mètre carré sous ces latitudes. C’est le fruit de sa démarche qui est à la fois technique et intellectuelle. Il y a chez lui un mélange d’attention extrême et d’une recherche constante d’optimisation. Il n’a rien inventé, mais il a su s’inspirer des bonnes sources, entre les pionniers de la bio, les références techniques, des choses moins connues comme les jardins créoles en trois dimensions. »

La vidéo ci-dessous (de 15 minutes) présente avec clarté de nombreux principes (multiplier les interactions entre les éléments de l’écosystème, s’appuyer sur la nature) et techniques de permaculture (haies, buttes, paillage, compost, abris, récupération d’eau…)

(source : stop mensonges)

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En 60 jours, il est passé de quelques graines à un potager bio hyper productif en permaculture

Dans l’agitation de notre vie quotidienne, l’idée de faire pousser ses propres légumes semble impossible. L’histoire et les photos qui suivent vous prouveront le contraire et vous donneront la motivation nécessaire pour réaliser vos rêves.
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Il y a un an, un scandale éclata au Canada. Le propriétaire d’une maison avec jardin décida de transformer en potager sa parcelle de terre donnant sur la rue. Il souhaitait faire pousser ses propres légumes. Mais la ville n’aima pas l’idée et lui donna l’ordre de faire pousser de l’herber à la place. Avoir un gazon devant chez soi est une norme qu’il faut respecter. Cette querelle inspira un jeune américain à faire quelque chose d’exceptionnel.

Luke Keegan est l’heureux propriétaire d’un petit pavillon dans la banlieue d’Oakland dans la baie de San Francisco. Il en avait assez de passer du temps à tondre une pelouse qui n’a pas vraiment d’utilité, outre esthétique, et qui demande de l’entretien. Alors il a décidé de tout changer.

Luke a d’abord essayé de planter des tomates. Le résultat a fait papoter ses voisins. Puis, il fit le choix de passer à la vitesse supérieure en voulant réaliser un potager avec association de cultures. En 2 mois, il a complètement transformé son “front yard” (jardin du devant, ndlr) d’une dizaine de mètres carré, pour imaginer et concevoir un potager très productif en permaculture.

S’inspirant de l’altercation canadienne, il organisa une opération “F**k the lawn” (j’emmerde la pelouse, ndlr) pour partager sur la façon dont il a remplacé sa pelouse sans vie en un luxuriant jardin potager. Voilà son histoire…

Tout a commencé avec la mise en place de caisses en bois. Luke les a rempli avec du compost donné gratuitement par la ville. Puis les premières graines ont été plantées et ont commencé à germer.

Derrière la femme observant la construction (la petite amie de Luke), on peut constater des plantations sur le trottoir, précédemment réalisées par Luke qui a simplement revêtu le béton par un peu d’engrais.

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L’irrigation (artisanale) a été la partie la plus complexe à mettre en place.
Des copeaux de bois et des sciures complètent le manque de pelouse.
Le résultat est bluffant.
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C’est la roquette qui a poussé en premier, suivie des épinards.
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Radis, betteraves, carottes, haricots, oignons, tomates, etc. Tout y est pour cuisiner des repas frais, sains et 100% bio.
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La permaculture dans toute sa splendeur. Une fois le potager complètement fonctionnel, les rendements étaient tellement importants que Luke a dû donner gratuitement aux passants une partie des légumes qu’il cueillait.
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Même des fleurs viennent mettre de la couleur dans le potager !
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Cet exemple montre qu’il existe des alternatives saines aux tristes pelouses habituelles des maisons de ville. Un tel travail demande du temps, certes, mais l’important reste de redéfinir ses priorités et de mettre en place le monde dans lequel on veut vivre.
(source : bio à la une)

Comment démarrer un potager en permaculture ?

Un potager en permaculture est conçu de manière à imiter la nature du point de vue de la croissance des végétaux et de l’interaction entre les espèces. Aucun engrais ni pesticide n’est utilisé. Le potager en permaculture est composé de plantes indigènes, exploite la lumière du soleil et les ressources en eau de manière optimale, sur une surface souvent plus réduite que le potager traditionnel. Les principes de base de la permaculture étant de ne pas endommager l’écosystème et de s’appuyer sur les lois de la Nature, on obtient en conséquence des jardins extrêmement diversifiés et qui nécessitent relativement peu de soins.

Voici la création d’une butte auto-fertile à la façon canadienne, technique utilisée en Permaculture.

démarrer un potager en permacultureÉtapes :

1 – Se familiariser avec les plantes indigènes, les insectes et animaux de votre région.

2 – Observer l’orientation de la parcelle à cultiver par rapport au soleil, aux vents et la quantité de lumière reçue.

3 – Lister les plantes choisies et les regrouper en fonction de leurs besoins en lumière, en eau, et de leur sensibilité aux insectes.

4 – Créer une ou plusieurs bordures. Les bordures sont des périmètres de terre surélevés de 15 à 30 cm. Elles ont un impact minimal sur le jardin car elles permettent de ne pas directement cultiver le sol, ce qui en épuiserait les éléments nutritifs. Une bordure doit être suffisamment large pour pouvoir y planter deux rangées de plantes, mais suffisamment étroite pour pouvoir en atteindre le centre.

5 – Placer les plus grandes plantes de manière à ce qu’elles fournissent de l’ombre aux plantes plus petites et souvent plus sensibles au soleil.

6 – Disposer les plantes qui requièrent davantage de soins près de la maison.

7 – Placer les plantes avec les mêmes besoins en eau dans les mêmes bordures. Certaines plantes agissent comme insecticides pour d’autres! Par exemple, les soucis empêchent les invasions de vers dans les plants de tomates. Se renseigner auprès des jardineries locales pour développer ce type de relation entre les plantes de votre région.

8 – Étaler du paillis sur les bordures. Le paillis empêche la prolifération des mauvaises herbes et enrichit la terre, ce qui élimine le besoin en engrais et désherbants chimiques. Les paillis se composent souvent de copeaux de bois, mais aussi de carton ou vieux journaux.

9 – Composter. Le compost est un engrais naturel très efficace qui permet de réutiliser des déchets ménagers (épluchures de légumes/fruits non cuits, marc de café…) et des déchets verts (mauvaises herbes, feuilles mortes, gazon coupé…) mélangés avec de vieux papiers/cartons ou de la sciure.

10 – Mettre en place un système d’arrosage optimal. Un arrosage en goutte-à-goutte (tube percé de petits trous et disposé le long d’une bordure) est un bon moyen de faire pénétrer l’eau directement dans le sol en évitant toute évaporation inutile. Arroser uniquement quand cela est nécessaire et faire varier les quantités d’eau selon les types de plantes. Récupérer l’eau des gouttières ou autres surfaces dans des barils, et recycler cette eau dans le système d’arrosage.

jardinage_butte_permaculture(source : wikiHow)