Dans son micro-jardin, Joseph produit 300 kilos de légumes

Le florissant jardin de Joseph Chauffrey est situé en pleine ville, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime).
Sur le terrain de 150 m², on trouve un potager de 25 m², un verger et une serre, dans lesquels Joseph fait pousser près de 300 kilos de fruits et de légumes par an, selon les principes de la permaculture.

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Jean-Paul Thorez, ingénieur agronome et auteur de nombreux ouvrages sur le jardinage biologique, a visité plusieurs fois le jardin de Joseph Chauffrey. Il confirme:

« Ce jardin est probablement l’un des jardins les plus productifs du monde au mètre carré sous ces latitudes. C’est le fruit de sa démarche qui est à la fois technique et intellectuelle. Il y a chez lui un mélange d’attention extrême et d’une recherche constante d’optimisation. Il n’a rien inventé, mais il a su s’inspirer des bonnes sources, entre les pionniers de la bio, les références techniques, des choses moins connues comme les jardins créoles en trois dimensions. »

La vidéo ci-dessous (de 15 minutes) présente avec clarté de nombreux principes (multiplier les interactions entre les éléments de l’écosystème, s’appuyer sur la nature) et techniques de permaculture (haies, buttes, paillage, compost, abris, récupération d’eau…)

(source : stop mensonges)

Comment faire pousser votre propre curcuma : c’est bien meilleur que de l’acheter

Le curcuma est l’un des aliments les plus sains du monde.

Les propriétés antiseptiques et antibactériennes du curcuma le rendent idéal pour le nettoyage et le traitement des plaies, et ses propriétés anti-inflammatoires fonctionnent bien pour lutter contre les douleurs articulaires et sont efficaces pour traiter l’arthrite. Les experts estiment que le curcuma peut même avoir plus de 600 applications préventives et thérapeutiques potentielles et 175 effets physiologiques bénéfiques distincts. Il a été constaté que le curcuma peut remplacer les produits pharmaceutiques tels que l’ibuprofène.

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Le curcuma peut être facilement cultivé à l’intérieur. Le curcuma est cultivé à partir de rhizomes (boutures de racines) similaires au gingembre. Le curcuma ne dissémine pas de graines. Donc tout ce dont vous avez besoin est une racine de curcuma que vous pouvez trouver dans les magasins bio ou les magasins asiatiques.

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Pour cultiver du curcuma à l’intérieur, il suffit de suivre ces étapes simples:

1. Cassez un grand rhizome en un petit morceau de rhizome qui a deux ou trois bourgeons.

2. Remplissez les pots avec de la terre biologique riche, qui est légèrement humide, mais bien drainée. Le pH idéal devrait aller de 4,5 à 7,5.

3. Placez-le environ 5 cm sous la surface du sol, avec les bourgeons vers le haut.

3. Arrosez le pot.

C’est tout ce qu’il y a à faire!

Le curcuma aime l’eau. Donc, essayez de l’arroser une fois tous les deux jours. Gardez le sol humide, mais pas trop.

Comment récolter le curcuma

Le curcuma prend entre 6 à 10 mois pour que les rhizomes comestibles mûrissent. La récolte est facile, il suffit de déterrer la plante entièrement, y compris les racines.

Coupez la quantité nécessaire puis replantez la partie restante.

Le curcuma est une plante herbacée vivace qui repousse chaque printemps; il continuera à produire des racines.

(source : santé – nutrition)

En 60 jours, il est passé de quelques graines à un potager bio hyper productif en permaculture

Dans l’agitation de notre vie quotidienne, l’idée de faire pousser ses propres légumes semble impossible. L’histoire et les photos qui suivent vous prouveront le contraire et vous donneront la motivation nécessaire pour réaliser vos rêves.
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Il y a un an, un scandale éclata au Canada. Le propriétaire d’une maison avec jardin décida de transformer en potager sa parcelle de terre donnant sur la rue. Il souhaitait faire pousser ses propres légumes. Mais la ville n’aima pas l’idée et lui donna l’ordre de faire pousser de l’herber à la place. Avoir un gazon devant chez soi est une norme qu’il faut respecter. Cette querelle inspira un jeune américain à faire quelque chose d’exceptionnel.

Luke Keegan est l’heureux propriétaire d’un petit pavillon dans la banlieue d’Oakland dans la baie de San Francisco. Il en avait assez de passer du temps à tondre une pelouse qui n’a pas vraiment d’utilité, outre esthétique, et qui demande de l’entretien. Alors il a décidé de tout changer.

Luke a d’abord essayé de planter des tomates. Le résultat a fait papoter ses voisins. Puis, il fit le choix de passer à la vitesse supérieure en voulant réaliser un potager avec association de cultures. En 2 mois, il a complètement transformé son “front yard” (jardin du devant, ndlr) d’une dizaine de mètres carré, pour imaginer et concevoir un potager très productif en permaculture.

S’inspirant de l’altercation canadienne, il organisa une opération “F**k the lawn” (j’emmerde la pelouse, ndlr) pour partager sur la façon dont il a remplacé sa pelouse sans vie en un luxuriant jardin potager. Voilà son histoire…

Tout a commencé avec la mise en place de caisses en bois. Luke les a rempli avec du compost donné gratuitement par la ville. Puis les premières graines ont été plantées et ont commencé à germer.

Derrière la femme observant la construction (la petite amie de Luke), on peut constater des plantations sur le trottoir, précédemment réalisées par Luke qui a simplement revêtu le béton par un peu d’engrais.

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L’irrigation (artisanale) a été la partie la plus complexe à mettre en place.
Des copeaux de bois et des sciures complètent le manque de pelouse.
Le résultat est bluffant.
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C’est la roquette qui a poussé en premier, suivie des épinards.
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Radis, betteraves, carottes, haricots, oignons, tomates, etc. Tout y est pour cuisiner des repas frais, sains et 100% bio.
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La permaculture dans toute sa splendeur. Une fois le potager complètement fonctionnel, les rendements étaient tellement importants que Luke a dû donner gratuitement aux passants une partie des légumes qu’il cueillait.
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Même des fleurs viennent mettre de la couleur dans le potager !
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Cet exemple montre qu’il existe des alternatives saines aux tristes pelouses habituelles des maisons de ville. Un tel travail demande du temps, certes, mais l’important reste de redéfinir ses priorités et de mettre en place le monde dans lequel on veut vivre.
(source : bio à la une)

Comment cultiver son gingembre à la maison ?

Les propriétés médicinales du gingembre sont diverses et nombreuses. Ce rhizome largement utilisé en cuisine et comme tisane, est facile à faire pousser à la maison.

cultiver-son-gingembre-à-la-maison11Mais avant de vous montrer comment le cultiver, voici quelques-unes de ses vertus :

Le gingembre est un puissant anti inflammatoire. Il soulage la rétention d’eau et apaise le syndrome prémenstruel. C’est un allié pour une bonne digestion. Si vous lui associez le miel, il réduit les nausées et les gaz intestinaux et élimine les douleurs stomacales. Il apaise les douleurs de gorge, lutte contre le rhume et même la grippe. Pour réduire les douleurs articulaires, pensez à prendre un bain avec de l’huile essentielle de gingembre.

Avec toutes ces vertus, il est intéressant de l’avoir toujours chez soi. Le meilleur moyen est de le cultiver. Voici les étapes nécessaires pour avoir du gingembre en plante :

  1. Achetez une racine de gingembre la plus gonflée et la plus ferme, avec le moins de rides possibles. Une racine brillante, boursouflée et de couleur beige clair.
  2. Le pot de fleurs doit être large et mis dans un endroit où la lumière est peu intense avec un sol humide.
  3. Faites un mélange de 3 doses de terre pour 1 dose de sable pour obtenir une terre fluide. Avant de verser ce mélange dans le pot de fleurs, mettez des pierres. Elles assureront un bon drainage de l’eau. Remplissez le pot aux trois quarts.
  4. Faites un trou dans la terre et insérez les bourgeons d’une demi racine de gingembre.
  5. Positionnez le pot dans un endroit entre ombre et lumière. Plantez votre gingembre au printemps ou en été car il aime la chaleur.
  6. Arrosez-le chaque jour mais évitez de le noyer.
  7. Pour pousser, il faut compter 10 mois. Patientez encore 2 semaines après l’apparition des tiges et des feuilles pour pouvoir consommer votre gingembre maison.
  8. De la lumière douce, de la chaleur et un peu d’eau chaque jour sont les 3 conditions nécessaires pour planter autant de gingembre que vous voulez.

(source : santé plus mag)

Le jardinage c’est la santé !

Le jardinage réduit les causes de mortalité de 30% !

Selon une récente étude publiée en ligne dans le British Journal of Sports Medicine, les loisirs actifs tels que le jardinage étaient aussi bons pour la santé cardiaque que d’aller au gymnase. Les personnes âgées qui avaient ce genre de passe-temps réduisaient leur risque de crise cardiaque ou d’un AVC et leurs chances de mourir de 30%.

Pour l’étude, les chercheurs ont surveillé l’état de santé d’environ 4000 adultes âgés de 60 ans pendant 12,5 ans. Pendant ce temps, ils ont subi un dépistage de santé initial qui comprenait aussi des questions sur leur alimentation, le tabagisme, l’alcool et les activités pratiquées. Différents tests et examens ont analysé leur santé cardiaque, le taux de sucre sanguin, et plus encore.

Dès le début, ceux qui ont déclaré être les plus actifs étaient moins susceptibles d’avoir des problèmes cardiaques, peu importe combien ils « ont exercé » formellement. Ces anciens avaient un plus petit tour de taille, les niveaux de sucre dans le sang, des facteurs de coagulation inférieurs, et des niveaux inférieurs de lipides sanguins. La même chose était vraie pour les gens qui faisaient beaucoup d’exercice physique.

Tout au long de la période d’étude, 476 des participants ont eu leur première crise cardiaque et un total de 383 morts à partir de causes variées. Les chercheurs ont déterminé que les personnes qui ont un niveau élevé d’activité quotidienne avaient une diminution de 30% du risque de décès, toutes causes confondues, par rapport à ceux qui étaient les moins actifs.

Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que si vous êtes une personne âgée, 2 heures de travail en extérieur peut suffire au lieu de 60 minutes d’un DVD cardio. Cela signifie que vous n’avez pas à mettre un titre sur votre condition physique, aussi longtemps que vous restez actif. Bien sûr, si vous n’avez pas de jardin ou un travail extérieur à effectuer, vous pouvez aller faire de la gym, mais si vous êtes en mesure de maintenir des niveaux d’activité élevés sans un abonnement au gymnase, tant mieux pour vous !

Et si vous avez besoin de motivation pour faire quelques travaux en extérieur, il suffit de penser combien c’est bénéfique d’avoir un jardin potager!

« Cette étude est une excellente nouvelle pour de larges pans de la population qui pourraient ne pas vouloir courir, nager ou aller au gymnase parce que cela montre clairement que l’activité non codifiée, même modérée, comme les activités de jardinage sont bénéfiques à la santé des personnes âgées », a déclaré le Dr Gavin Sandercock de l’Université d’Essex. « Nous devons être prudents lorsqu’on généralise bien sûr, parce que les personnes âgées ont tendance à être en moins bonne forme, si bien que le jardinage représente un exercice relativement difficile pour eux. »

(source : santé – nutrition)

Comment démarrer un potager en permaculture ?

Un potager en permaculture est conçu de manière à imiter la nature du point de vue de la croissance des végétaux et de l’interaction entre les espèces. Aucun engrais ni pesticide n’est utilisé. Le potager en permaculture est composé de plantes indigènes, exploite la lumière du soleil et les ressources en eau de manière optimale, sur une surface souvent plus réduite que le potager traditionnel. Les principes de base de la permaculture étant de ne pas endommager l’écosystème et de s’appuyer sur les lois de la Nature, on obtient en conséquence des jardins extrêmement diversifiés et qui nécessitent relativement peu de soins.

Voici la création d’une butte auto-fertile à la façon canadienne, technique utilisée en Permaculture.

démarrer un potager en permacultureÉtapes :

1 – Se familiariser avec les plantes indigènes, les insectes et animaux de votre région.

2 – Observer l’orientation de la parcelle à cultiver par rapport au soleil, aux vents et la quantité de lumière reçue.

3 – Lister les plantes choisies et les regrouper en fonction de leurs besoins en lumière, en eau, et de leur sensibilité aux insectes.

4 – Créer une ou plusieurs bordures. Les bordures sont des périmètres de terre surélevés de 15 à 30 cm. Elles ont un impact minimal sur le jardin car elles permettent de ne pas directement cultiver le sol, ce qui en épuiserait les éléments nutritifs. Une bordure doit être suffisamment large pour pouvoir y planter deux rangées de plantes, mais suffisamment étroite pour pouvoir en atteindre le centre.

5 – Placer les plus grandes plantes de manière à ce qu’elles fournissent de l’ombre aux plantes plus petites et souvent plus sensibles au soleil.

6 – Disposer les plantes qui requièrent davantage de soins près de la maison.

7 – Placer les plantes avec les mêmes besoins en eau dans les mêmes bordures. Certaines plantes agissent comme insecticides pour d’autres! Par exemple, les soucis empêchent les invasions de vers dans les plants de tomates. Se renseigner auprès des jardineries locales pour développer ce type de relation entre les plantes de votre région.

8 – Étaler du paillis sur les bordures. Le paillis empêche la prolifération des mauvaises herbes et enrichit la terre, ce qui élimine le besoin en engrais et désherbants chimiques. Les paillis se composent souvent de copeaux de bois, mais aussi de carton ou vieux journaux.

9 – Composter. Le compost est un engrais naturel très efficace qui permet de réutiliser des déchets ménagers (épluchures de légumes/fruits non cuits, marc de café…) et des déchets verts (mauvaises herbes, feuilles mortes, gazon coupé…) mélangés avec de vieux papiers/cartons ou de la sciure.

10 – Mettre en place un système d’arrosage optimal. Un arrosage en goutte-à-goutte (tube percé de petits trous et disposé le long d’une bordure) est un bon moyen de faire pénétrer l’eau directement dans le sol en évitant toute évaporation inutile. Arroser uniquement quand cela est nécessaire et faire varier les quantités d’eau selon les types de plantes. Récupérer l’eau des gouttières ou autres surfaces dans des barils, et recycler cette eau dans le système d’arrosage.

jardinage_butte_permaculture(source : wikiHow)

Comment cultiver un citronnier à partir de graines facilement dans votre propre maison

Les agrumes sont riches en vitamines, potassium, calcium, magnésium, phosphore – la liste est longue. Même s’ils ne peuvent pas constituer un repas équilibré en tant que tel, il est certain qu’ils offrent une énorme liste d’avantages qui peuvent compléter le reste de notre alimentation. Dans le même temps,  ils ont tendance à être riches en sucre –  donc gérer combien d’entre eux vous mangez est impératif en ce qui concerne le maintient d’une alimentation équilibrée.

Certains agrumes sont plus faciles à cultiver que d’autres. Heureusement, deux des meilleurs peuvent être cultivés dans votre propre jardin. En les cultivant vous-même, vous serez en mesure de goûter la différence de fraîcheur et de qualité, et de garder votre corps exempt de toute contamination chimique associée à la culture non biologique.

citronnier1. Les citrons

Il est recommandé d’acheter un jeune arbre (deux à trois ans). De cette façon, vous obtiendrez les meilleurs résultats.  Choisissez un pot en argile (ou en plastique) avec de nombreux trous dans le fond du pot. Assurez-vous que le pot que vous utilisez est plus grand que la motte de votre arbre. Pendant que l’arbre grandit, vous aurez à le transférer dans un pot d’environ 30 à 40 cm de profondeur et de 40 à 50 cm de diamètre. Mettez l’arbre dans le pot. Mettez quelques pierres dans le bac de drainage du pot  pour améliorer la circulation de l’air. Ensuite, remplissez le pot d’une bonne terre de qualité. A savoir : certains types de terre sont particulièrement préparées pour la culture de ces arbres fruitiers, de sorte qu’elles donneront probablement de bien meilleurs résultats.

Et c’est tout. Assurez-vous que l’endroit où vous mettez le pot fournit à l’arbre 8 à 10 heures de soleil chaque jour. Et n’oubliez pas de l’arroser régulièrement. Gardez à l’esprit que vous ne devez pas trop arroser votre jeune arbre. Un citronnier prend environ 7 à 9 mois pour mûrir, aussi quand il a revêtu ses belles couleurs, il est prêt.

Vous pouvez aussi cultiver un citronnier à partir d’une graine.

Pour cultiver votre propre citronnier, vous devez vous procurer ce qui suit:

  • Un citron bio étant donné que les citrons non-biologiques contiennent souvent des graines stériles
  • Du terreau fertile, de préférence contenant de la tourbe, de la vermiculite, de la perlite, et des engrais naturels
  • Un pot de fleurs qui fait 15 cm de large et 15 cm de profondeur
  • Un pot de semis qui fait environ 60 cm de large et 30 cm de profondeur
  • Un lieu de culture intérieure ensoleillé et éventuellement une lampe de culture

Suivez ces étapes pour cultiver votre propre citronnier:

  1. Humidifiez votre terreau. Ne le détrempez-pas.
  2. Remplissez un pot plus petit avec un peu de terre en laissant juste un pouce en dessous du bord du pot.
  3. Prenez un pépin de citron et nettoyez-le ; une façon simple est de sucer le pépin jusqu’à ce qu’il soit propre.
  4. Plantez le pépin tout-de-suite ; il doit être humidifié. Plantez-le à environ 1 cm de profondeur au milieu du pot.
  5. Ensuite, vaporisez légèrement la terre au-dessus du pépin planté.
  6. Couvrez le pot d’un film plastique transparent, puis scellez le bord du pot avec un élastique. Faîtes de nombreux petits trous dans le plastique (par exemple, avec un crayon).
  7. Placez le pot dans un endroit à la fois chaud et ensoleillé.
  8. Vaporisez régulièrement pour garder la terre humide, sans la détremper.
  9. Au bout de deux semaines, lorsque la pousse apparaît, retirez le film plastique du pot et utilisez une lampe de culture si votre plante a besoin de plus de lumière.
  10. Prenez soin de votre plante en gardant la terre humide. Assurez-vous que votre plante reçoit 8 heures de bonne lumière tous les jours. Et donnez-lui un engrais biologique mais à doses modérées.
  11. Assurez-vous que votre arbre n’est pas attaqué par certaines maladies ou insectes. Utilisez certains pesticides naturels (ex : purin d’ortie) si vous pensez que votre arbre en a besoin. Retirez aussi les feuilles fanées. Protégez le jeune arbre !
  12. Lorsque votre jeune plant ne tient plus dans le petit pot, vous aurez besoin de la transférer dans un plus grand pot. Vous aurez à suivre la même procédure pour le transfert de pot. Les jeunes plants ont besoin de plus d’eau que les plus anciens, mais les deux ont besoin de suffisamment d’eau. Il ne faut jamais affamer votre plante. (1)

2. Les mandarines

Les mandarines sont excellentes en raison de leur richesse en antioxydants, en calcium, en magnésium, en fibres, et plus encore. Elles sont une bonne alternative aux oranges, et il n’est pas trop difficile de les cultiver à la maison.

Comment pouvez-vous les cultiver ?

Si vous avez décidé de cultiver un mandarinier en intérieur, nous recommandons de choisir un jeune arbre. Les jeunes arbres ont un taux de réussite plus important que les plantes cultivées à partir d’une graine. Préparez le pot comme pour le citronnier (trous au fond, drainage avec des pierres). Enfin, et c’est important, donnez à votre jeune arbre assez de lumière. Les mandariniers peuvent se cultiver à l’intérieur du fait qu’ils n’ont généralement pas plus de deux mètres de haut. Arrosez tous les jours l’arbre fraîchement planté, mais modérément. Dès que les racines de la plante crèvent les trous de drainage du pot, utilisez un pot plus grand. Cueillez les fruits dès qu’ils commencent à être orange car ensuite ils commencent à perdre leur saveur.

Conseil : Soyez prudent lorsque vous cueillez les fruits. Essayez de laisser le petit bouton au sommet du fruit.

Donc voilà, deux façons faciles d’avoir de délicieux agrumes sur votre table sans aucune difficulté.

(source : santé – nutrition)

Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes

Les méthodes de Pascal Poot, loin de l’agriculture moderne, sont aussi hyper productives que naturelles et peu coûteuses. Des scientifiques pensent y trouver des réponses au changement climatique.

Ici, le terrain est si caillouteux et le climat si aride que les chênes vieux de 50 ans sont plus petits que les hommes. Pourtant, à l’entrée de la ferme de Pascal Poot, sur les hauteurs de Lodève (Hérault), trône une vieille pancarte en carton : « Conservatoire de la tomate ».

Pourtant, chaque été, les tomates Poire jaune et autres Noires de Crimée poussent ici dans une abondance folle. Sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais, ses milliers de plants produisent jusqu’à 25 kg de tomates chacun.

Tomates de Pascal PootSon secret ? Il tient dans les graines, que Pascal Poot sème avec des gestes qui mêlent patience et nonchalance.

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C’est le début de la fin de l’hiver dans la région, le temps est venu pour lui de confier ses graines à la terre. Ce sont ses premiers semis de l’année.

L’homme a 52 ans mais semble sans âge. Ce fils d’agriculteurs, qui a quitté l’école à 7 ans, se dit « complètement autodidacte ». Il a élevé des brebis et cultivé des châtaignes avant de se spécialiser dans les semences. Il dissémine aujourd’hui ses graines sur du terreau, dans des jardinières fatiguées. Puis il place ses jardinières sur un énorme tas de fumier en décomposition, dont la température atteindra bientôt 70 degrés pendant plusieurs jours, chauffant la serre et permettant la germination des graines.

Serre de Pascal PootLa technique, appelée couche chaude, est très ancienne. C’est elle qui permettait aux maraîchers parisiens du XIXe siècle de récolter des melons en pleine ville dès la fin du printemps. C’est elle qui permet à Pascal Poot de faire germer chaque année des milliers de plants de tomates, aubergines, poivrons… Avant de les planter sur son terrain et de ne plus s’en occuper jusqu’à la récolte.

Pascal révèle les détails de sa méthode :  « La plupart des plantes qu’on appelle aujourd’hui “mauvaises herbes” étaient des plantes que l’on mangeait au Moyen-Age, comme l’amarante ou le chiendent… Je me suis toujours dit que si elles sont si résistantes aujourd’hui c’est justement parce que personne ne s’en est occupé depuis des générations et des générations. Tout le monde essaye de cultiver les légumes en les protégeant le plus possible, moi au contraire j’essaye de les encourager à se défendre eux-mêmes. J’ai commencé à planter des tomates sur ce terrain plein de cailloux il y a une vingtaine d’années, à l’époque il n’y avait pas une goutte d’eau. Tout le monde pense que si on fait ça toutes les plantes meurent mais ce n’est pas vrai. En fait, presque tous les plants survivent. Par contre on obtient de toutes petites tomates, ridicules. Il faut récolter les graines du fruit et les semer l’année suivante. Là on commence à voir de vraies tomates, on peut en avoir 1 ou 2 k par plant. Et si on attend encore un an ou deux, alors là c’est formidable. Au début on m’a pris pour un fou mais au bout d’un moment, les voisins ont vu que j’avais plus de tomates qu’eux, et jamais de mildiou, en plus, alors les gens ont commencé à parler et des chercheurs sont venus me voir. »

Parmi ces chercheurs, on compte Bob Brac de la Perrière, biologiste et généticien des plantes et coordinateur de l’association environnementale Bede :  « À la fin des années 90, au moment du combat contre les OGM, on s’est dit qu’il fallait aussi travailler sur les alternatives, et on a commencé à faire l’inventaire des agriculteurs qui faisaient leurs propres semences. On a dû en trouver entre 100 et 150 en France. Mais le cas de Pascal Poot était unique. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a une grande indépendance d’esprit, il suit ses propres règles et à ma connaissance personne ne fait comme lui. Il sélectionne ses semences dans un contexte de difficulté et de stress pour la plante, ce qui les rend extrêmement tolérantes, améliore leur qualité gustative et fait qu’elles sont plus concentrées en nutriment. En plus de ça il cultive plusieurs centaines de variétés différentes, peu d’agriculteurs ont une connaissance aussi vaste de l’espèce qu’ils cultivent. »

Les chercheurs commencent seulement à comprendre les mécanismes biologiques qui expliquent le succès de la méthode de Pascal Poot, assure Véronique Chable, spécialiste du sujet à l’INRA-Sad de Rennes et qui a mené des recherche sur les sélections de Pascal Poot depuis 2004 : « Son principe de base, c’est de mettre la plante dans les conditions dans lesquelles on a envie qu’elle pousse. On l’a oublié, mais ça a longtemps fait partie du bon sens paysan. Aujourd’hui, on appelle cela l’hérédité des caractères acquis, en clair il y a une transmission du stress et des caractères positifs des plantes sur plusieurs générations. Il faut comprendre que l’ADN est un support d’information très plastique, il n’y a pas que la mutation génétique qui entraîne les changements, il y a aussi l’adaptation, avec par exemple des gènes qui sont éteints mais qui peuvent se réveiller. La plante fait ses graines après avoir vécu son cycle, donc elle conserve certains aspects acquis. Pascal Poot exploite ça extrêmement bien, ses plantes ne sont pas très différentes des autres au niveau génétique mais elles ont une capacité d’adaptation impressionnante ».

L’agriculteur vend ses graines à plusieurs semenciers bio, dont Germinance. Kevin Sperandio, artisan semencier chez Germinance, nous explique :  « Le fait que les semences de Pascal Poot soient adaptées à un terroir difficile fait qu’elles ont une capacité d’adaptation énorme, pour toutes les régions et les climats. Nous n’avons pas les moyens de faire ce genre de tests mais je suis sûr que si on faisait un test entre une variété hybride, celle de Pascal Poot et une semence bio classique ce serait celles du conservatoire de la tomate qui obtiendraient les meilleurs résultats. »

Une partie de ces graines sont vendues dans l’illégalité, parce qu’elles ne sont pas inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés végétales du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants). Cela énerve beaucoup Pascal Poot, jusque là très calme : « L’une de mes meilleures variétés, c’est la Gregori Altaï. Mais elle n’est pas inscrite au catalogue, peut-être parce qu’elle n’est pas assez régulière pour eux. Beaucoup de variétés sont comme ça. A l’automne dernier, le semencier Graines del Païs a eu un contrôle de la répression des fraudes qui a établi près de 90 infractions dans leur catalogue. Le principe c’est qu’on ne nous autorise à vendre que les graines qui donnent des fruits qui sont tous pareils et qui donnent les mêmes résultats à chaque endroit. Pour moi, c’est le contraire du vivant, qui repose sur l’adaptation permanente. Cela revient à produire des clones mais on veut en plus que ces clones soient des zombies. »

Interrogé au sujet de ces contrôles, un délégué du GNIS expliquait en mars 2014 : « Notre objectif est d’apporter une protection à l’utilisateur et au consommateur. Le secteur français des semences est très performant, mais il a besoin d’une organisation qui a fait ses preuves et d’un système de certification. »

Sauf que l’uniformisation des fruits et des semences se fait souvent au détriment du goût et des qualités nutritives. Et pourrait, à l’avenir, nuire aux agriculteurs, estime Véronique Chable : « Le travail de sélection des semences montre qu’on peut pousser le végétal vers des conditions impressionnantes. Mais l’agriculture moderne a perdu ça de vue, elle ne repose pas du tout sur la capacité d’adaptation. Or dans un contexte de changement rapide du climat et de l’environnement c’est quelque chose dont le monde agricole va avoir besoin. Il va falloir préserver non seulement les semences mais aussi les savoir-faire des agriculteurs, les deux vont ensemble. »

Pour partager ce savoir-faire,  Pascal de explique comment il sélectionne et récolte ses semences. Voici ses conseils :

  • « Il faut prendre le fruit le plus tard possible, si possible juste avant les premières gelées comme ça il aura vécu non seulement à la sécheresse de l’été mais aussi aux pluies de l’automne. »
  • « Les tomates, c’est tout à fait spécial. Quand on ouvre une tomate, les graines sont dans une sorte de gélatine, comme un blanc d’œuf. Cette gélatine empêche les graines de germer à l’intérieur du fruit, qui est chaud et humide. Les graines ne germent pas avant que cette gélatine ait pourri et fermenté. »
  • « Il faut donc faire fermenter les graines. Pour ça il faut ouvrir la tomate, extraire les graines et les laisser plusieurs heures dans leur jus, par exemple dans un saladier. Il va se produire une fermentation lactique. »
  • « Il faut surveiller la fermentation comme le lait sur le feu, ça peut durer entre 6 et 24 heures mais contrairement à ce qu’on dit, il ne faut pas attendre qu’une pellicule de moisissure apparaisse. On prend une graine on la pose sur la main, si on peut la déplacer avec l’index sans que la gélatine ne vienne avec la graine, c’est que c’est bon. »
  • « Ensuite on passe le tout dans une passoire à thé, on lave à l’eau et on met à sécher. Là on arrive à un taux de germination entre 98% et 100%. »
  • « Le poivron c’est différent, il faut juste laver les graines, les faire sécher sur un tamis très fin et les stocker. Pour le piment c’est la même chose mais ça devient dangereux parce que les graines brûlent, c’est très fort, ça passe même à travers les gants. Une fois j’ai récolté les graines d’un cageot de piments d’Espelette sans gant, j’ai dû passer la nuit avec les mains dans l’eau glacée ! »

(source : rue89)